dimanche 5 avril 2009

Bien chers tous,

Après les aventures de Tockè-Tockè, nous revenons un peu plus sérieusement aux nôtres !

Merci pour tous vos mails que nous dégustons toujours avec le même appétit !

Le Printemps est déjà arrivé chez vous et étrangement, nous reçevons beaucoup d'annonces de fiançailles ou mariages... C'est dans l'air du temps sans doute !!! Nous nous réjouissons avec toutes vos familles pour ces joyeux évènements en cours !

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« English » quand tu nous tiens !

Cela fait un petit bout de temps que nous ne vous avons plus parlé de nos élèves... En ce moment nous sommes en période d'examens ; les oraux sont finis mais reste la surveillance des écrits. Autrement dit, nous sommes en pré-vacances car, pour nous, le rythme s'est sérieusement allégé avec un changement d'organisation pour les examens de ce semestre : les élèves ont juste 2 examens par jour (maximum de 2 h) avec 1 h d'étude entre les 2...

Mais avant d'arriver aux examens, « côté Anglais » figurez-vous que nous avons mis la main sur une trouvaille géniale ! Nous avions repéré que nos élèves aimaient beaucoup se déguiser, se donner en spectacle... du coup, pour sortir des dialogues monotones que nous avions pu entendre le trimestre précédent, nous avons entrepris de leur jouer un petit sketch en Anglais (avec déguisements bien sûr!) pour leur montrer ce que nous attendions d'eux... et depuis nous nous régalons, ils ont tout à fait mordu au truc; ils nous sortent des phrases à dormir debout mais ce n'est pas grave, cela leur permet s'écouter parler anglais avec des sujets drôles et leurs jeux (en général ils miment très bien) nous permettent de comprendre et de réajuster la syntaxe tout de suite sans avoir à tergiverser des heures pour comprendre ce qu'ils ont voulu dire... Nous vous laissons apprécier les photos prises en cours avec les II.

Pour ce qui est des I, ces élèves n'ont pas encore suffisement de connaissance en Anglais pour ce genre d'apprentissage, du coup nous continuons la pratique de petits jeux entre 2 interrogations écrites.

Les élèves de classe III ayant eu un trimestre particulier pour se préparer à l'examen national, n'ont pas eu la chance de tester la nouveauté. Quant aux élèves de KPB et SMA, il est assez difficile de les motiver (des vrais ados dans toute leur splendeur !) alors plutôt que des sketchs, nous avons opté pour des débats en Anglais : les équipes choisissent leurs sujets (certains très imbriqués « sociologie », d'autres beaucoup plus « pratico-pratiques »... ). Nous aimons les découvrir au travers de leurs choix.

Nous avons passés des oraux d'Anglais vraiment très vivants et les élèves y prennaient pour ainsi dire autant de plaisir que leur professeurs.

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La découverte des « Gempa »

les « Gempa » ne sont autres que les tremblements de terres... En Janvier, certains d'entre vous avaient su par la presse que des tremblements de terre avaient secoué Papua et s'étaient inquiétés de leurs apprentis papous, qui ne se doutaient de rien étant partis de l'autre côté de l'Indonésie pour les vacances...

Depuis, d'autres « gempa » ont eu lieu... De simples tremblements sans que les murs ne rompent ni que les routes ne cassent. Enfin cela donne tout de même une idée, et maintenant, les alertes au « Gempa » sont devenues le dernier jeu à la mode... Tout le monde sort en courant des bâtiments, par la première issue qui s'offre à vue...

Pour votre culture, ces petits tremblements de terre sont de force 4 sur l'échelle de Richter et il faut qu'ils atteignent la force 7 pour en venir à casser les maisons ou autres installations.

Un jour, alors qu'il faisait déjà nuit noire, Charlotte voit Gwenolé sortir en courant en disant « je m'entraine pour un Gempa ! »... Charlotte entend et continue de lire son livre. Gwenolé revient tout souriant, « Euh tu n'aurais pas oublié quelque chose ? » lui dit sa femme... Il avait oublié éventuellement son portable et sa lampe poche, mais surtout il avait oublié sa femme !!! Aussi le jury de l'exercice n'a pas pu lui accorder la note désirée... vous en conviendrez sans doute aussi ?!

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S.O.S et le principe de vie

Une petite annecdote vient illustrer notre profond souci d'exactitude (!) au cours de nos enseignements.

Un jour en classe II, le sujet avait bien dérâpé : nous en étions à expliquer à nos élèves qu'il y avait un grand nombre de langues et qu'il existait même un langage internationnal pour communiquer par percussions ou par jets de lumière... Les scouts reconnaitront là tout de suite le langage « morse » sur lequel ils ont eu parfois à plancher dur ! Bref, nos élèves étaient hilares à l'idée de pouvoir se parler avec une lampe de poche ou en tappant sur les murs... et nous, de leur expliquer le côté interessant de ce langage, ne serait ce que pour appeler au secours s'il leur arrivait de se retrouver tout seuls sur un bateau au large d'une des innombrables îles du pays. Le .../---/... du S.O.S a eu son succès et nous, de rebondir sur l'Anglais en traduisant ce signal : « save our souls ».

En rentrant de l'école nous discutions de ce « save our souls » qu'une traduction littérale en Français ramènerait à « sauvez nos âmes », en se disant qu'il était amusant de voir le mot « soul » choisi pour cette expression de sauvetage devant la mort imminente... Charlotte dit alors à Gwenolé, « c'est qu'il faut sans doute prendre ''soul'' comme « principe de vie ». Et Gwenolé qui regardait déjà ailleurs, de répondre : « ah ben bien ! Ma femme dit qu'il faut être ''soûl'' comme principe de vie !!! je n'aurais jamais cru cela ! »... Morale de l'histoire : l'humanitaire vécu à deux permet vraiment la découverte de grandes choses !!!

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Une petite virée sur les pistes.

Comme nous ne vous avons pas donné de nouvelles personnelles depuis longtemps, il s'en est parcouru des kms depuis lors... Gwenolé a découvert dernièrement les chemins sur planches : c'est très simple, lorsque vous continuez les routes, celles-ci se rétrécissent au fur et à mesure de votre avancée...

Ce jour-là nous étions un petit groupe de paroissiens et pensions avoir trouvé un chemin plus court pour rentrer de Klamono où nous étions allés nous rafraîchir après une messe dominicale sous un soleil de plomb... Notre route est d'abord devenue une large avenue de terre bien tassée puis celle-ci s'est amincie, pour se transformer en un chemin de taille moyenne bien boueux... ensuite celui-ci est devenu tout mince et nous avons fini par devoir passer sur un « pont » de planches placées à la file indienne. Si vous dérâpiez de la planche, votre moto s'enfonçait dans les marécages entre les arbres de la pré-jungle et c'était tout un sport pour l'en sortir... Nous avons avancé comme cela pendant près de 2 kms (toujours sur ces planches) jusqu'à ce que nous rencontrions des paysans qui nous disent que nous n'étions pas sur la bonne « route »...! Bref, demi tour tout le monde, avec le sourire, bien sûr !

Tous les motocycleurs s'en retournèrent boueux jusqu'aux hanches et littéralement trempés de sueur (à tordre!)... Il fallut bien une deuxième pause aux abords de Klamono pour se « rafraîchir » à nouveau... Gwenolé a ainsi pu parfaire sa maîtrise de l'engin (il s'est débrouillé comme un chef !) et je n'oserai pas dire qu'il est désormais à la hauteur des clowns-équilibristes en piste mais il avait la piste pour lui et quelle piste !!!

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Le Laboratoire MEP se déplace

Une autre sortie de Sorong, en voiture cette fois-ci, nous a permis de nous rendre à Sele, cité pétrolière tout à fait esseulée, où les employés vivent à temps complet le temps de leur séjour de travail.

Nous avions profité des services de co-voiturage de la cité pour nous rendre dans cette mini-ville presque autarcique. La piste pour nous y rendre était belle et large, sans trop de nids de poule... bref une route entretenue par le pétrole ! La voiture de fonction était elle aussi bien belle, équipée dernier cri : vous ne pouvez pas imaginer notre joie à nous asseoir dans de confortables fauteuils propres, sous l'air climatisé, avec une douce musique dans les oreilles...

Mais cela n'a pas empêché la crevaison... à mi-parcours, notre beau 4X4 nous a lâché et il fallut s'arrêter pour changer une roue. Gwenolé prêta main forte au conducteur pendant que Charlotte profitait de cette petite pause pour s'enfonçer dans la « verdure », à la recherche de l'arbre aux poils magiques (cf avant-dernière newsletter)... La Fougère arborescente fut trouvée et Charlotte ramena un échantillon de ce qui semblait porter les poils magiques : elle n'avait pas trouvé de ramassis de fibres brunes au coeur de l'arbre mais plutôt une espèce de queue en tire-bouchon végétale recouverte d'un pelage abondant. Nous sommes alors repartis avec notre précieux prélèvement dans la benne, dans l'espoir de croiser un patient volontaire pour tester notre produit... malheureusement (ou peut-être heureusement !) personne ne s'est présenté à notre porte pour saupoudrer sa plaie de ces fibres végétales et l'échantillon n'a pas survécu à la chaleur...

Le Laboratoire MEP dut fermer ses portes... Mais de cette petite échappée nous retenons que le prochain achat interessant à noter sur la liste du volontaire papou est une bonne paire de bottes !

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Au rayon bricolage...

Le jour de la fête de son saint patron, Gwenolé a été équipé d'un « parang » : sorte de grand couteau, très solide, que les locaux utilisent pour tous travaux en extérieur. En attendant de se voir à nouveau muni d'un couteau-pince-scie-lime...etc (trafic prévu pour la prochaine récollection M.E.P.), Gwenolé a déjà adopté son « parang » et il a bien l'intention de le rapporter en France.

Il a ainsi pu fabriquer un brancard pour le transport de l'eau potable vers l'école (prévention des maux de dos et des troubles de croissance de nos élèves), ainsi qu'une petite table en Bambou pour notre voisine afin que la nourriture qui lui est apportée, ne soit pas posée à terre dans le couloir; Arnolda est toute contente. Cela fait plaisir !!!

De son côté, Charlotte s'est mise au cartonnage : les santons de Noël ont été restaurés et quelque peu améliorés, il leur fallait une belle boite de rangement pour qu'à notre départ, la crèche puisse être remise entre de bonnes mains... Du coup la jupe d'uniforme de Fanny, l'ancienne volontaire M.E.P., a été réquisitionnée pour habiller le carton d'emballage du nouveau masque de plongée de Charlotte et la boite a pris une autre allure ! Nous avons aussi pu la tapisser intérieurement avec les mousses de protection qui avaient servi pour le transport de nos bouteilles de Pastis... Rien n'est perdu par ici, on se sert de tout !!!

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Il est désormais temps que vous retourniez à vos travaux... Mais il nous reste à féliciter notre cousin et beau-cousin Polo pour l'annonce de ses fiançailles avec Axelle (nom que nous avions déjà bien entendu avant de partir, soit dit en passant !); nous nous réjouissons aussi avec Angélique et Nicolas pour la belle route qu'ils ont choisi d'entreprendre eux aussi !

Bien sûr nous plaçons tous ces beaux projets (et tous les autres !) sous la douce lumière de la prière... sans oublier nos cousins attristés par le départ de tante Marthe : nous prions avec vous et rendons grâce pour cette vie donnée si généreusement.


Nous tenterons d'être plus ponctuels pour la prochaine newsletter... En attendant de vous y retrouver avec joie, nous souhaitons à chacun d'entre vous une très belle montée vers Pâques !

Ces prochains jours, nous porterons particulièrement dans la prière toutes les peines et soucis de ceux qui nous sont chers, pour que derrière ces croix (petites et grandes) paraîsse la Paix et la Joie profonde du sacrifice uni à celui de Jésus...

Nous vous embrassons très affectueusement, bonne virée vers Pâques !!!

Vos papoux

mardi 24 mars 2009

Bien chers tous,

Cette newsletter est un petit peu en retard mais nous voulions tenir notre parole, alors ça y est : le tirage « spécial enfants » est enfin prêt !
Dans la dernière lettre, nous vous avions donné à découvrir essentiellement la flore du pays, et de ce fait, la faune a été quelque peu mise de côté... Ce petit oubli était volontaire car nous avions choisi de présenter les animaux de Papua sous forme de petite histoire pour tous les enfants du « monde des zamis papoux ».

Vous trouverez donc en pièce jointe (ou en lien Picassa sur le Blog: Tockè-Tockè livre> http://docs.google.com/Doc?id=ddmzxf3f_1fdvhgd43&invite=ckktqwq ) un petit livre à imprimer.
La mise en page est déjà prévue pour le format de livre et nous attirons votre attention sur le fait que l'impression doit être programmée en conséquent.


Ce livre est donc destiné pour tous les enfants qui nous sont chers et qui font votre joie !
Bien sûr, certains enfants sont déjà grands : ils sauront en faire profiter les plus jeunes... D'autres sont encore trop petits : ils auront tout le temps d'y goûter dans les prochaines années!!!
En bref, cette épopée d'un petit lézard d'Asie s'adresse à tous nos proches qui ont su rester «jeunes »... donc à vous tous !!!

Nous y avons recensé tous les grands types d'animaux vivant en Papua; vous pourrez constater l'étonnante pauvreté de l'île en la matière, ce qui n'est pas le cas des insectes et des oiseaux.


Nous ne vous quitterons pas sans avoir souhaité un joyeux anniversaire à notre nièce Gaëtane ainsi qu'à notre cousin Etienne !
Toutes nos joyeuses félicitations à Bénédicte et Timothée pour la naissance de Mahaut ! Nous avons hâte de découvrir votre premier chef d'oeuvre !
À tous, nous souhaitons de bonnes heures de persévérence dans les résolutions prises pour ce carême !

Nous vous embrassons bien affectueusement
............ Bonne lecture !!!



Vos papous

lundi 23 février 2009






Bien chers tous,
ça y est, nous revoilà ! Nous espérons que vous ne vous enterrinez pas trop avec le froid qui persiste chez vous ! Si tel était le cas, nous vous avons trouvé un très bon sujet de discussion pour vos longues soirées d'hiver... alors vite, à notre clavier ! Par ailleurs, ce sera l'occasion pour un bon nombre de faire quelques révisions de cours de géographie... datant de l'école primaire !



Wallace et Weber, cela vous dit quelque chose ?
Allons, allons un petit effort !
Ce pourrait être deux hommes d'origine anglaise... - Vous y êtes presque !-
... Et lorsqu 'il s'agit de l'Indonésie, vous vous trouvez en présence de deux lignes imaginaires portant les noms des deux savants naturalistes qui les ont définies. Celles-ci s'étendent de l'Equateur jusqu'au Pôle Sud et scindent le pays en trois parties bien distinctes.
L'immense archipel indonésien (presque la surface de l'Europe, on le rappelle) est en effet une exeptionnelle zone de transition entre deux domaines faunistiques et floristiques très différents...
De l'Ouest jusques à la ligne Walace, la faune et la flore sont de caractère eurasien (éléphants, rhinocéros, lémuriens, fauves, bétail...); de L'Est jusques à la ligne Weber, la nature est de caractère australien (marsupiaux...); et entre les deux lignes, une simple zone de transition a été définie.
A noter tout de suite : Papua est la seule île d'Indonésie à posséder le caractère australien puisque elle seule, avec quelques petits îlots côtiers, se trouve séparée du reste de l'Indonésie par la ligne Weber...

☺L'indonésie d'une manière générale
L’Indonésie compte environ 2 500 espèces d’arbres et près de 5 500 espèces végétales à fleurs (et bien sûr il y en a pour tous les goûts ! Même si on peut trouver des constantes d'une île à l'autre en respectant le découpage « Walacien », chaque île détient sa spécialité : c'est à Sumatra par exemple que pousse la fameuse fleur géante Rafflesia dont le diamètre peut dépasser 60 cm et qui dégage à maturité une repoussante odeur de viande pourrie).
Presque 65 % du territoire indonésien est couvert de forêts équatoriales ou tropicales et de savanes arborées, surtout concentrées dans l’Est de l’archipel.
En altitude, une forêt d’étage montagnard peut subsister jusqu’à 3 500 m et comprend des espèces comme le chêne. C’est une forêt humide, perpétuellement plongée dans le brouillard et qui correspond au nebelwald des botanistes et des géographes.
La richesse floristique « indo-malaise » s’atténue à l’Est, Papua faisant déjà partie du monde « australien ».
La faune indo-malaise elle-aussi, est riche et bien représentée en Indonésie de l'Ouest, vous pouvez y trouver des singes, cerfs, crocodiles, rhinocéros, éléphants, ours, paons, etc. Mais certaines espèces sont particulières à chaque île. On ne trouve l’orang-outang qu’à Sumatra et à Bornéo ; le tigre et la panthère à Sumatra et Java ; le buffle sauvage à Java et Kalimantan ; le nasique à Bornéo ; on ne trouve l’éléphant, le tapir et le siamang (gibbon noir) qu’à Sumatra. et sur l’île de Komodo le fameux varan (lézard impressionnant pouvant atteindre 3 m et vrai prédateur pour l'homme !).
En direction de l'Est, à Célèbes et aux Moluques, la faune réunit à la fois des espèces asiatiques et australiennes. Papua quant à elle, est rendue célèbre par la grande variété d’oiseaux qui l'habite et lui donne une très belle touche personnelle avec sa faune australienne.
☻Puis Papua !
C’est une merveille de la nature aux décors de forêts, d’îles coralliennes bordées par des eaux turquoises, où la faune et la flore sont infiniment variées.
L'île abrite une grande variété d'écosystèmes (forêts humides, forêts montagneuses, mangroves) et rassemble une faune et une flore uniques au monde.
Les trois quarts de la superficie du pays sont couverts de forêt.
A Papua, on a recensé les deux tiers des espèces d'orchidées du monde, plus de 700 groupes d'oiseaux (dont le célèbre oiseau de paradis), 9 000 types de plantes; il y a moins de 100 espèces de mammifères (et encore on demande à voir !), 250 styles de grenouilles, 450 espèces de papillons, 200 variétés de reptiles et plus d'une centaine de différents serpents. Sans compter la multitude d'insectes non encore repertoriées...
Les fonds marins de Papua possèdent eux aussi une variété incroyable d’espèces marines; Plus de 400 coraux et plus de 900 espèces de poissons ont été recensées .Cela laisse imaginer un nombre de crustacés tout aussi impressionnant.



Une vue un peu plus personnelle de cette variété:
Nous avons eu la chance de passer à plusieurs reprises au dessus des lignes Walace et Weber, et ne pouvons que confirmer cette impressionnante richesse dont est munie l'Indonésie.
Pour vous donner une idée, nous allons vous citer tous les fruits que nous avons pu y goûter : le Sirsak (corossol), le Durian, le Nangka (Jack fruit), le Salak (zalaque), le Semangka (pastèque), le Belimbing (star fruit ou carambole), le jambu air, le Leci (lichee), le Langsat, le Longan (dragon's eyes), le Rambutan, le Jambu Biji (goyave), le Pepaya (papaye), le nanas (ananas), la canne à sucre (au naturel), les mangga (mangues), le Duku (doukou), les fruits de la passion, et bien sûr les oranges, les citrons, les pommes, les melons, les poires et les innombrables bananes, sans oublier les avocats (qu'ici les indonésiens comptent parmi les fruits) et les baies sauvages que nous avons goûtés sur les traces de nos élèves.
Il manque encore à notre culture quelques fruits non encore trouvés : le Srikaya, le Jambu mente, le Delima, le Sawo, le Manggis (Mangoustan)... Mais ce n'est pas en restant à l'école que nous pourrons y goûter, sachant qu'ici nous n'avons même pas un fruit par semaine (ce ne doit pas être dans les habitudes locales... dommage !)

Profitons de la lancée pour parler des légumes : beaucoup sont déjà connus en France, suite aux différents voyages de nos ancêtres... mais pour les plus exotiques nous citerons : l'amère Pare (bitter gourd), les Cabe (piments), les Ubi (différentes familles de raçines commestibles, proches du topinambour), le Sagou (coeur d'un certain palmier), la fleur de bananier, le Gingembre, l'incontournable Soja, sans oublier les cousins Germain et issus de Germain des Epinards qui poussent dans tous les fossés et que nous avons la « chance » de déguster presque quotidiennement...!

Nous garderons une place spéciale pour le Terung ; ce légume que les anglais traduisent comme une simple « aubergine » est en fait un véritable mariage entre l'aubergine et la courgette : il a la texture de l'aubergine mais la douceur de la courgette, c'est un vrai régal ! Dommage qu'il n'y en aie pas chez nous, pour tous les amateurs des alliances aubergine/courgette... (nous ne citerons personne !)




D'autres découvertes du côté des plantes sont tout aussi intéressantes dans le domaine médical cette fois-ci.
Vu l'étendue de la richesse végétale qui nous entoure, nous ne citerons que deux exemples appris au cours de nos petites virées de-ci, de-là...
1- Ici lorsqu'une plaie saigne abondemment, les gens ont l'habitude de l'enfermer dans un tissu, en l'ayant au préalable saupoudrée de « poils végétaux brunâtres » tirés du coeur d'une fougère arborescente... eh bien figurez-vous que, « pas fous les papous! », ces « poils » peu attirants, ne sont autres que les fibres végétales utilisées maintenant chez nous (après blanchissement en raffinerie) dans les pansements nouvelle génération en présence de souci de coagulation !!! et ce secret, les papous le détiennent depuis des lustres !
2- Lorsque vous vous promenez, vous voyez souvent des tâches rouges sur le sol ; il ne s'agit pas de sang mais de crachas... Les papous aiment « chiquer »! pas n'importe quoi : un mélange savant de noix d'Arek, de poudre de chaux et de feuille de Bethel qu'ils entreprennent de mâcher pendant des heures. Cela leur donne les dents rouges (des vraies dents de guerriers ! c'est peut-être en voyant ces dentures teintes que les anciens en ont déduit que les papoux étaient de terribles antropophages !) et ils assurent que ce mélange est un réel antiseptique local qu'ils utilisent dès l'apparition d'un mal dentaire ou gingival... libre à vous de tester !!!




Quand même des nouvelles de vos papoux !
Ne vous en faîtes pas ! Nous n'allons pas nous perdre uniquement au milieu des Ananas et des Terungs pour agrémenter vos petites soirées hivernales !
Voici donc les petites nouvelles du jour :

Les dernières créations / rubrique « art et passion » !
Gwenolé a fabriqué pour la « rumah guru » (maison des professeurs) un joli hamac qu'il a fixé sous les piliers d'entrée de la maison. Ce dernier « jouet » a déjà trouvé bon nombre de testeurs, il tient toujours (!) et offre un accueil chaleureux à tous ceux qui veulent s'y reposer... !
Pendant ce temps, Charlotte s'est faite « Reine de la Récup. » entre des vieux sacs de riz et des bouts de rafia en perdition ; munie de ses précieuses trouvailles et aidée d'Arnolda, elle s'est appliquée à faire un fanion waterproof pour les supporters de l'équipe de sport dont nous sommes les heureux participants ! Le drapeau (un peu rustique il faut le reconnaître mais unique !) a lui aussi eu son succès et surtout, son apparition un peu tardive a permis de redonner courage à l'équipe lors du dernier match de volley, au moment où tout espoir semblait perdu... l'équipe fit alors une très belle remontée mais on ne sut jamais qui fut vainqueur car l'arbitre était... parti !!! (pour sûr, la victoire était dans notre camp !).
La dernière sortie-vacances
Nous avons eu la joie de vivre dernièrement une sortie plage avec nos élèves d'SPIII ; même si le soleil n'était malheureusement pas au rendez-vous, nous avons passé une belle journée de « Valentine day » (très important chez les indonésiens : ce jour n'est pas uniquement la fête des amoureux mais celui de l'Amour partagé avec le prochain ; et nous avons pu voir des échanges de petits cadeaux entre les soeurs et les jeunes (+ voisins) de la paroisse SPIII.
Le dernier essai gustatif
ça y est l'alcool, fabrication locale n'est plus un secret pour nous ! « L'Arak » (qui porte bien son nom !) est la boisson alcoolisée de Papua. Sa couleur est la même que celle d'un Pastis mal dosé mais son goût est proche de celui du Cognac.
Vous pouvez trouver différentes qualités et d'autres noms mais l'origine en est la même : l'Arak est fabriqué à partir de la sève d'un arbre assez particulier, nommé « Enau », dont nous essayerons de vous montrer la photo prochainement.



Voili, voilou, la vie des papous !
Nous ne vous quitterons pas sans souhaiter de joyeux anniversaires à tous les natifs de ces dernières et prochaines semaines ! Tout d'abord à notre petite Charlotte que nous n'oublions pas ainsi qu'à son quasi-jumeau Cyprien : Leur parrain les embrasse tout particulièrement à l'occasion de leur premier anniversaire ! Il essayera d'être un peu moins loin pour les prochains!!!
Et aussi un très bel anniversaire pour la maman de Charlotte 1: les papous sont d'accord pour que cet anniversaire ayant lieu le mercredi des Cendres cette année, soit reporté à l'année prochaine (soit une année de moins à l'Argus !)... si tous les amis papous n'y trouvent pas d'objection, la requette est accordée !!!
Nous vous embrassons tous bien affectueusement !
@ bientôt par mails ou dans la prochaine newsletter qui sera spécialement dédicacée à tous les « enfants » et « petits enfants » des amis papous !!!

Vos papoux

mercredi 4 février 2009







Bien chers tous,
Le temps passe à une vitesse grand « V » et cela fait bientôt presque 3 semaines que nous ne vous avons pas envoyé de newsletter... Alors vite à notre clavier ;

Le retour
Nous avons regagné avec joie nos pénates, heureux de notre petit périple et retrouvé notre petit chez nous sans grand changement : nos affaires avaient juste un peu bougé avec les tremblements de terre successifs qui avaient eu lieu en Papua peu après notre départ. Rien de grave aux alentours, seulement les murs et les sols des bâtiments en ont pris un coup ; le séminaire peut s'estimer heureux parce qu'un peu plus loin des maisons entières se sont effondrées (heureusement sans désastre humain pour ce qui est du district de Sorong...).
A l'école, l'organisation des classes a été quelque peu bousculée car, le système mis en place veut que les élèves soient regroupés selon leurs résultats : en un mot, les forts avec les forts, les moins forts avec les moins forts et... les plus nuls avec les plus nuls ! Imaginez notre tête lorsque nous avons découvert ce procédé, nous qui mettons toute notre énergie à encourager tous les élèves pour leur montrer qu'ils peuvent y arriver...! bon au moins maintenant les choses sont claires : les plus nuls savent qu'ils sont vraiment nuls et qu'ils ne peuvent pas être classés plus bas... c'est sympathique et encourageant n'est ce pas ?! Si toutefois la pédagogie était adaptée par la suite, le sujet pourrait être interessant, mais là, aucune adaptation n'est prévue, du coup ce classement ne permet pas d'améliorer la situation de ceux qui rament...


Les difficultés
Comme dit dans le mail précédent, nous allons vous expliquer ce qui rend notre mission un peu difficile; non pas pour s'apitoyer dessus longuement mais pour profiter de ce début d'année et s'en servir de tremplin (avec le plein d'énergie que nous avons rapporté de nos bienheureuses vacances...)!
Un climat peut être difficile à supporter, des conditions de vie peuvent parfois sembler un peu spartiates et des habitudes locales, alimentaires ou autres, peuvent aussi vous amener à vouloir tout envoyer promener... mais lorsqu'il y a de l'Homme, toute galère peut se trouver réellement transformée par sa seule présence... si toutefois celle-ci travaille au bien être de chacun...
Alors, nous y voilà ! Nos difficultés ne résident aucunement dans l'acclimatation ou l'accommodation aux coutumes locales (même si du riz, encore du riz et toujours du riz, c'est un peu morne à la longue...); Celles-ci, nous nous y sommes faits et même si nous avons toujours 1000 petites bêtes heureuses de partager notre quotidien, nous arrivons à faire avec !
La difficulté majeure réside dans l'éminente rubrique des Relations Humaines !

Nous avons été envoyés en mission à Sorong dans le but officiel d'y enseigner l'anglais à des jeunes, mais bien plus que cela, nous y avons été envoyés avant tout pour y vivre une aventure humaine ;
Or la tâche ne nous est pas rendue facile car qui dit : « relations humaines », dit : « communication » ! (En ayant auparavant, bien évidement balayé toute trace d'éventuel individualisme sous-jacent...) et même : « organisation » (!) si l'on choisit donner un peu plus de saveur à ces relations !
Voilà notre gros gros noeud ! Nous travaillons dans une école où nous ne sommes jamais mis au courant de rien sauf (à la dernière minute) lorsqu'il s'agit de faire des heures supp ou d'aller rendre un service. Nos avis ne sont pas pris en compte ou encore très très peu (peut-être un très très petit changement depuis le travail de nos prédecesseurs, parce que nous avons trouvé des oreilles un peu plus attentives qui ont entendu que nous pouvions avoir des idées interessantes) ; à croire que nous sommes considérés comme de simples pions publicitaires pour l'école : « des profs blancs dans le corps enseignant ce n'est pas donné à toutes les écoles »...
Lorsque nous essayons d'améliorer l'ordinaire, cela plait toujours mais la plupart de nos collègues sont incapables d'entretenir ce qui est changé, voire de respecter le travail effectué ou même d'améliorer à leur tour ce qui peut être amélioré : ils attendent toujours que l'autre fasse pour eux, c'est tellement plus facile ! L'individu passe avant la communauté et c'est là que le bât blesse !
De notre côté, nous n'avons aucune clef en main qui nous permette d'avoir du poids, nous ne pouvons que recommencer 1000 fois la même chose, en se disant qu'un jour peut-être cela portera du fruit...Là, nous découvrons combien l'Individualisme peut être tuant ! Et vous comprenez alors comme la communication peut-être rendue difficile si chacun vit pour soi, d'où aussi, toujours des organisations de dernière minutes...
Heureusement, tous nos bonshommes ne sont pas ainsi mais il est vrai que la mentalité indonésienne ne facilite pas les choses car elle y est pour une bonne part... (c'est ici que nous faisons une grande différence entre les papous et les indonésiens arrivés en pays conquis).

Et demain ?
Nos vacances loin du séminaire, nous ont permis de prendre un peu de recul sur cette situation un peu difficile à vivre tous les jours et de nous tourner vers de nouveaux objectifs.
Bien sûr, nous ne perdons pas courage et nous savons que nous ne sommes que le deuxième maillon de la chaîne des volontaires qui débute ici et que nous espérons longue ! (autant que cela puisse être !)
Les 6 premiers mois nous ont permis de voir tout le potentiel des enfants qui nous sont confiés mais aussi cette nécessité urgente de les ouvrir sur autre chose que la petite vie vécue au séminaire et aussi de ce qu'ils peuvent voir à la télé (ça c'est un référentiel impressionnant pour toutes les générations !) -entre les deux, ils n'ont plus beaucoup à penser par eux-mêmes !- ; ils ont donc beaucoup de potentiel mais préfèrent vivre de manière stéréotypée le déjà-vu... (comme tous les indonésiens ! c'est impressionnant de voir le nombre d'effigies portées, de slogans clamés ou de gestes effectués sans complexe ici alors qu'ils seraient très mal pris en Europe -parce que les gens pensent que cela fait bien... mais ne savent pas !-).
Nous avons vu, grâce aux quelques jours de « présence forcée » (!) au séminaire durant les vacances de Noël, que nous pouvions vivre autrement notre « Aventure Humaine » ;
Alors ça y est, c'est parti ! Nous n'en sommes pas encore à monter des ateliers en tous genres parce qu'il est encore trop tôt pour cela mais nous espérons profiter des derniers mois qu'il nous reste à vivre à leurs côtés pour mettre en place une solide « accroche » (terme B.A.F.A..., on se sert de tout !) entre volontaires et jeunes, de façon à ce que nos successeurs puissent travailler à leur tour dans ce sens... Pour inaugurer les travaux, nous avons choisi de mettre en place le jeu de la Thèque au programme des journées ! Gwenolé a taillé pour cela une belle batte dans un grand morceau de bois, pendant que Charlotte téléchargeait les règles sur internet et trouvait des balles de tennis... Ca y est nous sommes lancés ! Les équipes sont encore assez timides mais nous espérons avoir très bientôt des champions en herbe !
Du côté des cours, nous avons gardé les modifications pédagogiques faites le semestre dernier mais légèrement changé notre façon d'interroger les élèves par écrit, de façon à assurer un suivi sans toutefois passer tout notre temps libre à corriger des copies.
Pour ce qui est de l'ambiance entre professeurs, nous tâchons d'être toujours disponibles et continuons nos efforts pour la vie communautaire du côté de la Pastoran. Par ailleurs, de temps à autres nous organisons des petits apéro ou goûters entre collocs ou invités de passage du côté de la « rumah guru » notre maison; ces petites rencontres sont très agréables pour tout le monde : généralement nous passons de bons moments et nous espérons que ces petits riens arriveront à déteindre peu à peu sur l'ensemble du complexe...
Tout un programme qui nous laissera sans doute approfondir la Patience et la Persévérence... Toujours avec le sourire !

Les petites nouvelles moins rébarbatives... en vrac :
Nous avons eu la visite dimanche dernier de nos élèves d'SPIII (foyer de filles où nous donnons des cours d'Anglais aussi) ! Ce fut une grande première !
Pour dire vrai, à la fin de la dernière leçon, Charlotte s'était amusée à faire une inspection sévère (!) des chambrées, donnant à chacune une note en fonction du rangement, de la décoration... etc, sans oublier bien sûr de s'enquérir du nom et de la santé de chacun des nounours rencontrés...
Pour se faire pardonner d'avoir ainsi usurpé une telle confidentialité, elle invita (petit clin d'oeil éducatif) les élèves à venir faire de même du côté de la « rumah guru »; l'invitation n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd et le dimanche qui suivit, toutes les élèves de classe I se sont empressées de marcher 8 kms sous le soleil de midi (un exploit pour les gens d'ici... les frères ne s'en sont pas encore remis !).
Cela tombait à pic car nous avions tout juste tenté un premier jeu de Thèque avec les garçons, qui restaient assez distants par rapport à cette nouveauté; cela nous permit donc remettre une page de publicité pour notre jeu : les filles jouant sous le regard inquisiteur de ces messieurs, ces derniers voulurent prendre la batte à leur suite...
Bien sûr les élèves d'SPIII ont pu visiter notre chez-nous, elles étaient ravies et sont reparties pour arriver juste à l'heure du dîner dans leur « asrama ».

En parlant de visite, nous avons aussi eu à nouveau, la visite de la main mystérieuse... à peu près à la même heure que la première fois, mais cette fois ci le but était clair : il ne s'agissait pas de chercher un quelconque collier, mais bien de palper de la poitrine blanche... L'homme s'est bien sûr à nouveau enfui en courant, sans laisser de trace. Nous avons alors changé nos meubles de place, de façon à ce que, si l'envie lui reprenait de réapparaître, il n'aie accès qu'aux beaux mollets de Gwenolé ! (quand même, il a de la chance!).

Côté récréation, nous avons eu la joie d'aller nous baigner avec de jeunes lycéens de Sorong, pour fêter le départ de leur ancien curé pour les Philippines ; cela a été l'occasion d'une belle détente, avec des « adik » bien sympathiques et cela nous a aussi permis de tester le nouvel appareil photo waterproof... Nous avons hâte de retourner du côté de Sawandarek pour vous faire partager les merveilles de Raja Empat !


Voilà pour les dernières nouvelles papoues ! Nous ne manquerons pas de vous dire un gros merci pour tous les mails dont nous nous délectons; nous en profitons d'ailleurs pour vous annoncer que nous avons reçu notre premier envoi postal depuis la France ! Une autre grande première ...! Il s'agit d'une lettre en provenance de Marseille ! Apparement partie la dernière (le 8 décembre), elle est arrivée en tête ! Nous ne baissons pas les bras pour le peleton de septembre qui finira bien par arriver un jour -les gens d'ici nous l'ont assuré!- (à moins que ce ne soit pour la plus grande joie de nos successeurs ! Dans ce cas, ils auront beaucoup de chance entre les fromages de chèvre plus que à point et les saucissons tout aussi bien faits !).
Nous profitons de la lancée pour féliciter Hugues et Charlotte de l'arrivée d'Alexandra et du choix du parrain ! Bien sûr nous nous réjouissons à la nouvelle des fiançailles de notre cousine Ghislaine (attention à l'écriture !) et avons hâte de la lire à son tour pour en savoir plus sur le futur beau-cousin !
Nous souhaitons une joyeuse fête et un très bel anniversaire à notre cher frère et beau-frère Gildas ! Sans oublier non plus les bougies de Tanneguy que nous nous faisons la joie de re-souffler à jour ce coup-ci ! Et nous avons aussi une affectueuse pensée pour la maman chérie de Charlotte dont la fête est dans quelques jours !
Nous vous embrassons tous très affectueusement !
Vos papous toujours aussi choux

dimanche 18 janvier 2009





Bien chers tous,
Chose promise, chose due... Nous voici à Singapour et il est grand temps de vous envoyer quelques nouvelles !
Nous espérons que vous avez passé de belles fêtes de fin d'année et que 2009 a commencé sous de belles augures...
Nous avons appris que la neige était descendue jusqu'à Marseille et nous espérons que, loin d'en être incommodés, vous en profitez pleinement !
Mais passons aux nouvelles un peu réchauffées...
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« Bintuni n'aura pas lieu »...
Imaginez notre grande déception lorsque nous avons entendu ces mots !
L'envol vers Bintuni n'a en effet pas eu lieu parce que la mère de Monseigneur Datus Léga est décédée quelques jours avant Noël ce qui entraîna quelques changements d'organisation...

Nous étions bien déçus car nous avions hâte de découvrir un autre visage de la Papouasie et besoin de changer d'air... Enfin, s'il en était ainsi, nous n'allions pas nous laisser abattre et allions trouver un moyen pour sortir de l'enclave de Sorong... C'était du moins ce que nous pensions de prim-abord. Après des recherches infructueuses du côté des bateaux et des avions, nous nous sommes rendus à l'évidence, pas moyen de sortir par air ou par mer : Deuxième déception ! Nous utiliserions alors notre moyen de transport habituel, la moto, et essayerions de faire la liaison entre Sorong et le districte de Ayamaru situé à 160 kms un peu plus au sud. Bien contents d'avoir trouvé cette solution pour nous permettre de souffler, nous allons repérer le début de « route » et prévoyons des vivres, casserole, moustiquaire... Bref toute l'intendance necessaire pour vivre quelques heures en autonomie complète au milieu de la jungle au cas où nous resterions bloqués.
Nous étions assez sûrs de notre idée et pensions avoir tout prévu : s'il nous arrivait d'être bloqué une nuit, nous avions de quoi nous faire un abri et pensions qu'un feu de camp suffirait pour éloigner les bêtes genre reptiles que nous n'aimons pas voir de trop près... Nous sommes alors allés voir le recteur du séminaire pour lui dire ce que nous comptions faire. Et là encore nous allions être déçus : le pater Tromp nous déconseilla vivement d'essayer de faire cette liaison parce que l'état de la route devait être plus que précaire, sans doute tous les ponts seraient affaissés, et que si nous avions un problème de n'importe quelle nature, nous n'aurions personne pour nous aider... Quant à passer une nuit dans la jungle, il ne fallait pas y compter à cause de tous ces serpents et autres insectes non encore identifiés... Bref : troisième grosse déception !
Puisqu'il en était ainsi, c'est sans doute que nous avions à passer cette fête de Noël avec les enfants du séminaire, et si nous devions y être alors nous y serions !!!
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Noël au séminaire,
Une petite annecdote acheva de faire passer la dernière pillule de nos déceptions : Nous rentrions d'une petite virée en moto du côté de Sorong et retrouvions les frères pour le repas du soir, c'est alors qu'ils nous racontent que les enfants, partis en chasse l'après-midi, ont tué juste derrière l'école, un gros serpent juché sur un arbre : la bête était bien grosse, 6 mètres de long et 15 cm de diamètre... Les enfants l'ont d'abord assommé à l'aide d'un lance pierre (ils sont très forts!), le serpent est alors tombé de l'arbre, et fut tué à coups de bâtons ; les enfants ont ensuite rapporté leur butin à la cuisine pour que celui-ci leur soit servi au repas du soir, (cela a permis de remplir trois grands plats de steaks de serpents parait-il et tout fut mangé sauf la tête qui fut mise directement au feu « pour éviter que le serpent ne repousse » selon une superstition papoue).
Nous avons donc passé Noël avec nos élèves et quelques professeurs restés au séminaire... C'était très simple et nous nous sommes juste permis de faire une petite distribution générale de sucettes en chocolat (en forme de parapluie -Papua oblige!-) après la messe de minuit : les enfants et aussi les grands étaient ravis !
Ces quelques jours passés en compagnie des enfants, loin des tables d'école et avec un nombre restreint de « surveillants » nous ont permis de découvrir une autre approche de notre mission ;
c'est ainsi que Gwenolé, pour la grande joie d'un bon nombre, eut l'occasion d'ouvrir une « fabrique d'arcs » pour de jeunes futurs archers (il en profita pour apprendre, à l'aide d'un grand, comment faire un vrai arc papou !), pendant que Charlotte se mettait à l'école du pliage des feuilles (ici les gens arrivent à faire des choses superbes rien qu'avec un peu de verdure !) sous le regard attentif de ses jeunes élèves très fiers de se voir ainsi changés en « guru » pour l'occasion !
Pour être clairs, nous n'avions pas envie de rester au séminaire alors que les vacances commençaient et sans doute, devons nous voir dans cette contrariété finalement acceptée avec joie, un petit clin d'oeil de la Providence pour nous aider à trouver une solution pour mener à Bien les difficultés rencontrées au sein de notre mission (nous expliquerons cette rubrique dans une prochaine newsletter).
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Fef
Peu après Noël, l'évêque étant de retour, nous l'avons accompagné au village de Fef; un petit village au milieu de la jungle, accessible uniquement par avion ou à pieds si vous avez plusieurs jours devant vous.
Nous avons tout d'abord pu admirer la virtuosité de notre pilote d'avion pour atterrir au milieu de la verdure, sur une piste d'herbe relativement courte et où les trous, bouchés à l'aide de quelques sacs de cailloux laissaient encore apparaître de belles gerbes d'eau sous les ailes de l'engin....
Bien entendu, nous avons été accueillis au son des danses papoues (style assez guerrier adouci par le sourire de ses danseurs inépuisables) et accompagnés jusqu'à la mission (située à côté de la piste d'aterrissage).
Nous sommes restés trois jours, vivant au rythme de nos hôtes, se lavant dans la rivière, mangeant du sanglier grillé et des racines de « ubi-ubian », discutant avec les uns et les autres et visitant le coin accompagnés de toute une floppée d'enfants... l'air était frais et bien que nous ne soyons que à 700 mètres au dessus du niveau de la mer, nous avons passé notre séjour emmitoufflés dans nos polaires (la fatigue sans doute).
La présence de l'évêque à Fef était une réelle fête pour tous les habitants d'autant plus que ce dernier était venu annoncer que la mission de Fef changeait de statut et devenait une paroisse (la mission est composée de stations parfois espacées de plusieurs jours de marche dans lesquelles les prêtres ne font que passer pour distribuer les sacrements à chacun, tandis qu'une paroisse signifie la présence continuelle d'un prêtre aux côtés de ses ouailles). C'était donc double fête !
Nous avons rencontré là des gens extrêmement simples, et étions heureux de partager un peu de leur quotidien;
En discutant avec les enfants nous avons découvert que le taux de mortalité à Fef est impressionnant, sans doute lié au palu qui y règne en maître mais peut-être aussi qu'une bonne campagne de vermifuge serait à prévoir car les habitants bien que mangeant beaucoup, restent pour la plupart bien maigres. Nous avons aussi pris de loin quelques photos de pansements tout boueux qui valent le détour, il n'y a pas d'infirmière dans la maison pour les malades ou du moins elle vient par avion lorsqu'elle ne travaille pas à Sorong... quant aux professeurs, c'est une denrée tout aussi rare dans ce coin perdu où la radio S.S.B (équivalent de notre B.L.U.) reste encore le seul moyen pour communiquer avec le monde extérieur...
En voyant tout cela, nous restions songeurs : il y a là tant à faire !
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Notre escapade en Indonésie de l'Ouest
Avant de sortir pour changer nos visas à Singapour, nous avons profité de quelques jours pour aller visiter presque tous les autres lieux de mission M.E.P. d'Indonésie et rencontrer les pères et autres volontaires sur leur lieu de travail.
Nous avons tout d'abord rejoint trois autres volontaires qui s'étaient retrouvés pour le 31 décembre à Pangkalpinang, sur l'île de Bankga ; nous y avons fêté un petit Noël entre nous et surtout nous avons eu l'occasion de discuter de nos missions respectives et d'en approfondir la réflexion. Ce fut pour nous un échange vraiment porteur et nous remercions chaleureusement Myo, Cédric et Laurent...
Ensuite nous nous sommes envolés pour Bakahuni, Bandar-Lampung, Metro, puis Batam, et enfin Tanjung-Pinang... Nous avons fait presque tous les postes M.E.P. (sauf Benkulu et Bali) et eu la chance de rencontrer presque tous nos co-M.E.P.; ce fut l'occasion de belles retrouvailles et de découvertes en tous genres : de la mission au milieu des chiffonniers du port de Bakahuni, en passant par celle de la maison française d'UNILA et des différentes paroisses alentours jusqu'aux maisons d'accueil pour enfants et jeunes... bref toute une série de postes bien animés et accueillants ! Nous avons même pu assister à la fête de départ de Myo au milieu de tous ses petits et moyens loups. Dans le même temps nous avons pu goûter à l'eau de quelques plages, voir de nouveaux sites, découvrir de nouvelles façons de faire ou penser et même, voir quelques animaux du pays (ne manquez pas d'aller découvrir sur l'album Picasa la jolie bouille de « mon ami Pépi », vous le reconnaîtrez sans problème avec ses trois cheveux sur le crâne et son pyjama trop grand.... petit indice: ce petit animal n'a que 2 ans mais il pèse beaucoup plus lourd que Gwenolé et Charlotte sur une même balance)....
Nos journées n'étaient pas assez longues, c'est un peu la raison pour laquelle nous avons été quelque peu silencieux ces derniers temps...!
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Et si on tournait « des papoux dans la ville » ?
Avec Singapour, nous redécouvrons le petit bien être de la vie moderne... Nous appréçions avec joie chaque chose à sa juste valeur : depuis la simple douche (même avec de l'eau chaude !) avec eau sans vers, au bon lit confortable, en passant par la clim (parfois un peu trop froide pour nous mais les singapouriens en sont férus), des rues propres et organisées, des ballades sans être interpelés à tous les coins de rues, des magasins (à ne plus savoir lequel choisir) où on peut trouver du bon pain et du camembert sans oublier la petite touche de rouge pour arroser le festin qui s'annonce ... en un mot, vos papoux n'ont pas du tout été perdus et c'est avec joie qu'ils sont allés déambuler dans les quartiers les plus typiques de la ville pour ne rien perdre de leur séjour ici.
A noter qu'ici, nos habits étant déjà bien usés par les 6 premiers mois, nous faisions quand même un peu tache au milieu de tous ces gens habillés dernier cri... Mais, « on est papou ou on ne l'est pas » !!!


L'heure de la rentrée en Papua a sonné, nous embarquons ce soir;
Avant de vous quitter nous voulons écrire un petit mot à nos chers cousins qui ont été un peu oubliés avec la course de fin d'année : nous pensons particulièrement à Philippe et Claire et nous nous réjouissons avec eux de l'arrivée d'Alban ! Nous félicitons dans le même temps Jérôme et Yvanne pour la naissance de Pierre !
Et comme il est encore temps de le faire, nous vous souhaitons
tous nos voeux de bonne et sainte année 2009 !!!
Merci pour toutes les photos que nous avons eu la joie d'ouvrir ici : cela fait beaucoup de sourires à emporter dans nos bagages, un gros merci !!!
Nous vous embrassons tous bien affectueusement,
Vos papoux

P.S.: nous avons profité de Singapour pour télécharger un bon nombre de nouvelles photos sur le blog (et via les liens Picasa), n'hésitez pas à aller y jeter un oeil pour voir en vrai les couleurs de notre pays ! http://picasaweb.google.com/gwecha2008/

vendredi 19 décembre 2008




Bien chers tous,
Noël approche à grands pas et avec lui les joyeuses retrouvailles familliales et amicales...
Sans doute êtes vous tous dans la course traditionnelle -si l'on peut dire- des préparatifs et peut être pensez vous que sous l'équateur la vie est plus tranquille ?! Eh bien détrompez vous!

La course à la crêche !


Il n'est pas question de course au « dernier-cadeau-que-l'on-n'arrive-décidement-pas-à-trouver » mais bien d'une course à la crêche : c'est à qui fera la plus belle « maison de Noël » !...
Ici les gens se rassemblent par groupes d'habitants pour construire au coeur des quartiers ou au bord des routes, des cabanes en bambou. Nous parlons de cabanes, mais certaines ressemblent sérieusement à des vraies maisons de par leur taille imposante...
Il y en a pour tous les goûts : des petites, des grandes, certaines en forme d'étoile (si!si!)... on en a même vu une qui était perchée : pour y monter il fallait emprunter une échelle de 12 mètres environs et grimper à flanc de coteaux d'une petite colline. Certaines crêches sont peintes de couleurs vives; d'autres sont munies de lumières multicolores et clignotantes pour être bien vues dans la nuit; d'autres encore, moins « tape à l'oeil », sont faites de bambous travaillés de façon à représenter une décoration (un sapin, une étoile...), un peu comme une découpe d'ébenisterie...
Bref, une grande variété de modèles pour lesquels on retrouve 3 points communs :
1° : il s'agit de crêches, 2° : suffisamment grandes pour qu'un homme puisse s'y tenir debout, et 3° : tout le monde s'y met : généralement les pères de famille en tête, à la grande joie des enfants et des mamans qui les accompagnent.
Nos petites allées et venues en moto (nous fêtons d'ailleurs nos 3000 kms...) nous permettent de voir l'avancée des travaux et la fierté de tous ces travailleurs... Ils sont heureux, et c'est tout simplement beau !




Et l'école dans tout cela ?
Pour Noël, les enfants auront des vacances, mais très peu d'élèves rentrerons chez eux, car les trajets sont compliqués (généralement les élèves ne repartent chez eux que pour les congés d'été -3 à 4 semaines fin juin/début juillet-, et certains enfants font même toute leur scolarité avant de retrouver leur famille !).
Le jour de Noël sera donc fêté à l'école et les élèves se préparent à jouer une crêche vivante.
Pour cela il faut de beaux décors et Gwenolé est allé prêter main forte à l'équipe de construction ; les élèves et les frères ont été ravis d'apprendre les noeuds de surliure et Cie et, malgré un outillage assez rudimentaire (le couteau de Gwenolé coupe mieux les bambous que les scies mises à disposition), le travail avance : déjà 3 petites maisons sont presque sur pieds...
De son côté Charlotte, après quelques prélevements de terre sur un ancien site de fabrication de briques, s'est mise au modelage de petits santons avec Arnolda.






Qui est Arnolda ?
Arnolda est notre voisine de chambre; c'est une jeune fille papoue qui a été atteinte du virus de la Polio alors qu'elle n'avait qu'un an.
Après de multiples opérations pour essayer de sauver ses jambes, les médecins s'avouèrent incapables de poursuivre et lui firent des ténotomies (sections des tendons) au niveau des membres inférieurs. Arnolda fut alors transportée à 10 ans sur l'île de Java pour y être accueillie dans un centre de personnes handicapées. Elle suivit des cours et fit beaucoup de kiné. Elle commença à travailler à la radio tout en continuant ses séances de kinésithérapie. Elle apprit alors à se servir d'orthèses pour lui permettre de se déplacer debout et se mobiliser à la verticale pendant les séances de kiné (ses orthèses ne lui permettant pas de s'asseoir)...
.... « elle marchait donc ! » se dirent ses parents qui, en apprenant la nouvelle, voulurent la faire rapatrier sur Papua.
Ils demandèrent alors au Pater Tromp, via l'évêque, s'il serait possible qu'Arnolda vienne travailler au séminaire. Le Pater Tromp entendant qu' « Arnolda pouvait marcher », donna son accord.
Arnolda, qui avait passé 17 ans à Java, quitta donc la ville, son travail et tous ses amis pour revenir en Papua. Bien sûr, elle était heureuse de retrouver toute sa famille mais celle-ci, vivant dans les hautes herbes, ne peut pas la recevoir avec son fauteuil roulant... Et qu'elle ne fut pas la surprise du Pater Tromp lorsqu'il vit arriver Arnolda dans son fauteuil ! « on lui avait dit qu'elle marchait ! »... Le séminaire n'est pas du tout conçu pour les fauteuils roulants : il y a des marches de partout pour empêcher l'entrée des pluies diluviennes dans les tous les bâtiments... et seulement quelques mêtres sont carrossables en fauteuil roulant...
Notre voisine de chambre a donc commencé une vie bien différente en août dernier : elle est devenue beaucoup plus dépendante car ne peut se déplacer seule à l'extérieur sans l'aide de quelqu'un... En dehors du temps à l'école, elle reste des heures toute seule dans la maison des « guru » : les élèves lui apportent ses repas, sa maman et sa famille élargie viennent de temps en temps la voir et nous tâchons de lui faire des petits plaisir ; nous avons fait mettre une planche devant la porte de la « rumah guru » pour qu'elle puisse descendre toute seule sur l'allée carrossable, ce qui lui permet un peu plus de liberté, mais guère !!!
Si toutefois, elle pouvait s'épanouir dans son travail ! Mais là encore, elle ne peut accomplir la tâche à laquelle le Pater Tromp avait pensé car il faut monter les escaliers etc.... du coup elle donne des coups de main aux secrétaires qu'elle ralentit parfois plus qu'elle n'aide et cela donne lieu à des tensions qui la rende malheureuse...
Nous espérons trouver une solution à cette situation délicate et nous avons proposé qu'Arnolda nous aide dans les cours de soutien : un jeune élève nommé Sandy, suit tous les cours sans rien comprendre parce qu'il parle très mal Indonésien... il accumule les zéros dans toutes les matières, perd son temps à l'école...et rien n'est encore prévu pour cette sorte de problème... Nous avons donc pensé qu'Arnolda serait tout à fait à l'aise pour accomplir ce genre de tâche qui demande beaucoup d'attention et de patience ; peut-être que cela pourrait l'aider à s'épanouir (au moins à l'école) en attendant que les travaux d'assainissement de terrain aient lieu (si toutefois ils ont lieu un jour !).
Notre proposition doit passer en conseil d'école d'ici fin 2008, nous espérons une bonne nouvelle en retour : ce serait un beau cadeau de Noël !



Et la « pesta Natal » pour les « Orang Perancis »...
Nous allons nous évader quelques jours pour une virée en jungle avec l'évêque : tous les ans, monseigneur Datus Lega garde cette date spécialement pour la fêter avec les papous des contrées lointaines.
Nous passerons donc Noël avec les papous de Bintuni. Nous nous y rendrons dans un petit avion pour 9 personnes et sans doute aurons nous à faire un peu de marche à pieds car ce sera l'occasion de rendre visite aux petites « bourgades » alentours...
Nous rentrerons du côté de Sorong le 27 pour changer d'équipe et repartirons le 28 du côté de Fef, toujours dans notre petit avion.
Nous vous enverrons notre prochaine newsletter sans doute depuis Singapour car, après Fef, nous devons sortir d'Indonésie pour changer nos visas. Ce sera pour nous l'occasion de nous replonger dans un monde bien différent !... Enfin, chaque chose en son temps, nous voulons tout d'abord profiter pleinement de ce beau temps de Noël qu'il nous est donné de vivre au milieu des papous. Nous prierons et penserons bien à vous tous, sous les étoiles, dans le secret de cette nuit magique ; personne ne sera oublié c'est certain !


Nous vous souhaitons donc avec un peu d'avance un très beau Noël ! N'oubliez pas vos voisins ou parents esseulés ! Nous vous embrassons très affectueusement,
Vos papoux

P.S.: Merci pour tous vos mails envoyés à l'occasion de l'anniversaire de Gwenolé et pour les plus curieux, sachez que cette date a été pour nous l'occasion d'une nouvelle expérience : nous sommes allés faire un tour chez le « pejahit » pour faire coudre un nouveau panta-short (bleu marine cette fois-ci), en prévision de notre virée en jungle... Ce qui est assez bien, c'est que malgré les aventures du « pejahit », Gwenolé arrive à rentrer dans son pantalon ! c'est tout de même interressant, non ?!

vendredi 5 décembre 2008


Bien chers tous,
Un petit peu de chaleur papoue pour réchauffer tous ceux que nous aimons ! Nous avons beaucoup de mal à vous imaginer dans le froid et la grisaille mais nous suivons fidèlement votre calendrier...
Remarquez comme le « Papounews » est très ouvert !!!
Ici nous avons toujours de la chaleur à revendre et Gwenolé a toujours plaisir à se moquer des 6 douches ou plutôt des 6 seaux quasi-quotidiens de Charlotte... donc rien de changé sous l'Equateur !
Mais non ! on va tout vous dire...

Un petit coin de Paradis
Oui, nous avons eu la chance de pouvoir y goûter dernièrement ! Autant vous dire tout de suite : pas mal du tout !!!... on y serait bien resté !!!
En effet nous avons pu profiter dernièrement d'un w.e. prolongé pour aller à la découverte du magnifique écrin naturel de Raja Empat... Vous vous souvenez de cet archipel de 600 îles dont seulement 35 sont habitées ?... C'est là que nous nous sommes rendus.
Renaud et Fanny nous avaient laissé les coordonnées d'une dame qui travaille pour la conservation et la protection du Corail (Coremap) ; celle-ci voulait bien accueillir les volontaires et leur faire profiter de cet endroit magnifique... Aussi, lorsque nous avons su que nous étions en congés (la veille au soir pour le lendemain bien sûr !), nous l'avons aussitôt appelée... Cette dame, Ibu Meidi, devait justement se rendre dans un village pour y travailler et nous proposa gentillement de la suivre dans sa tournée... C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés en quelques heures dans un univers tout à fait autre !
Nous sommes d'abord allés à Waisai sur l'île de Waigeo puis à Sawandarek sur l'île de Mansuar, deux localités très différentes.
Waisai est une petite ville récemment construite au bord de l'eau, qui s'apprête à accueillir des flots de touristes dans les années à venir... On y croise beaucoup d'indonésiens, tous pressés de parler Anglais mais très peu soucieux du devenir des déchets, ce qui commence déjà à enlaidir le coeur et les alentours de la ville... Actuellement les touristes sont encore triés sur le volet (il paraît que nous étions sur les traces de la japonaise Miss Univers !) : tout d'abord il faut être renseigné et savoir que le lieu possède de magnifiques richesses aquatiques et puis il faut aussi avoir un portefeuille bien fourni car déjà les opérateurs touristiques -généralement d'origine étrangère- ont misé sur des prix énormes... (pour vous donner une idée : si vous voulez plonger avec Papua Diving, il faut compter au minimum 250 euros pour aller passer une simple nuit sur leurs sites...).
Un peu plus en retrait, Sawandarek est un tout petit village qui s'élève sur le sable blanc, entre la jungle et l'eau turquoise de la mer; ses maisons sont faites de bambou uniquement, et les petits sentiers qui en partent, s'enfoncent très rapidement dans la jungle...
A Sawandarek, nous avons vécu de belles heures typiques papoues au rythme du soleil et, pendant que Ibu Meidi travaillait, nous avons pu plonger pour admirer les beautés sous-marines... nous avons y vu des coraux de toutes les couleurs et de toutes les formes...des coquillages, des étoiles de mer.... des poissons eux aussi multicolores et en tous genres: des petits, des moyens, des gros (plus grands que Gwenolé !), tous plus originaux les uns que les autres (nous en avons même vu avec des pattes : ce sont les poissons Glodok, ils ne sont pas très grands mais d'une rapidité déconcertante !). Nous avons aussi suivi des tortues géantes ! Enfin nous étions complètement ivres de tout ce que nous découvrions et cela nous a même coûtés de nous retrouver pris dans un courant côtier tels des enfants insouciants.... Là nous riions moins !
A Waisai la vie sous-marine est un peu moins riche mais nous avons fait la connaissance de poissons tout aussi agiles : alors qu'il faisait très lourd et que nous allions nous rafraîchir à l'extrémité d'un ponton de bois, nous avons été rejoints par tout un groupe d'enfants. Nous les invitons à se joindre à nous... Une bouteille de Coca trainant à la surface de l'eau suffit pour improviser un jeu de « passe à 10 »... les enfants sont ravis et nous aussi ! Personne n'est arrêté par la pluie qui commence à tomber... Le jeu change: les enfants essaient de suivre Gwenolé : c'est à qui fera la plus belle figure de gymnastique sous l'eau... Charlotte songe: « c'est vrai qu'on dirait de vrais poissons ! Ils sont tout aussi rapides et endurants... et leurs tee-shirts et shorts de toutes les couleurs ne font que renforcer la ressemblance! ». Bien sûr nos masques, palmes et tubas passent de mains en mains et chacun tire sur les lanières pour ajuster au mieux ce matériel malheureusement prévu pour adultes uniquement.
Nous gardons un excellent souvenir de ces quelques jours et de l'accueil hors paire d'Ibu Meidi qui, 5 minutes après avoir fait connaissance et offert un repas, nous laissait les clefs de sa maison pour retourner à son travail !!! bel exemple d'hospitalité, n'est ce pas ?!
C'est ainsi qu'en simple volontaire M.E.P. nous avons pu pénétrer dans le magnifique lieu de Raja Empat !

La main mystérieuse...
La semaine dernière, il nous est arrivé une drôle d'histoire... On pourrait la commencer par : « minuit... L'heure du crime !... », sauf qu'il était 5h du matin. Il faisait encore nuit et nous dormions à poings fermés lorsque Charlotte sentit une main rugueuse lui palper le cou... Le temps de crier 3 « hé » pour se mettre les idées en place et réveiller Gwenolé, l'homme s'était enfui ! Charlotte n'avait pas rêvé: la moustiquaire avait été arrachée, le rideau de la fenêtre levé et le crochet de cette dernière démonté puis placé plus haut pour obtenir une plus grande ouverture... L'homme avait passé le bras au travers de la grille en fer forgé en espérant sans doute trouver un collier autour du cou de Charlotte... et malheureusement pour lui il n'y avait rien !!!
Nous avons donc un peu modifié notre installation et ce genre de petit intermède nocturne ne devrait plus avoir lieu.

La « chasse-pèche » ou les jeux des enfants
Un jour Gwenolé se promène et rencontre un petit garçon au milieu des hautes herbes; celui-ci tenait dans sa main un petit arc et semblait très occupé par son affaire... Gwenolé se demandant de quel nature pouvait bien être le gibier espéré, héla le petit homme : « tu chasses ? » et lui de répondre brièvement : « je pèche ! »... n'étant pas très sûr d'avoir bien compris la réponse venant de ce petit archer au milieu de sa verdure, Gwenolé reprend: « tu cherches des poissons ? » et le garçon de répondre : « oui ! »... L'étonnement allait grandissant mais comme l'enfant restait très concentré sur son occupation, Gwenolé se contenta de prendre quelques photos... Quelques temps après, nous avons croisé à plusieurs reprises des groupes de garçons qui revenaient des champs, leurs arcs sur les épaules et des seaux à la main; dans ces seaux, il y avait bel et bien des poissons et qui plus est, de taille tout à fait étonnante : mieux que de la simple friture !!! Vous verrez les photos, cela vous donnera au passage une idée de l'état aqueux des terres...
Ici les petits papous manient aussi bien l'arc que le lance-pierre... dès qu'un petit oiseau tombe à terre, il est ramassé et emmené fièrement à la maison pour y être déplumé, cuisiné et mangé...même les petits moineaux qui n'ont que quelques grammes de chaire sont des proies interessantes : nous sommes très loin des bons gros beefsteaks du Charolais !
Pour ce qui est des autres jeux, il y en a pour tous les goûts: depuis le simple petit objet sculpté dans le bois jusqu'au dernier né de la gamme plastique « made in Taiwan » ou « made in China » (de préférence « rose Barbie » ou similaire)... Mais la plupart du temps les enfants que nous croisons jouent avec ce qui traine; ils sont champions dans l'art de la récupération !!!
Dans cet art, nous avons été particulièrement intrigués par une dernière trouvaille : ici les pneux sont récupérés pour balancer les enfants... Vous nous direz qu'en France, nous avions des balançoires issues du même matériel sur les terrains de jeux publiques, il y a quelques années en arrière, mais ici le pneu est coupé d'une manière tout à fait originale : on ne pose pas l'enfant sur le pneu mais à l'intérieur... Le pneu est ouvert de façon à ce que cela fasse une nacelle : les côtés servent d'arceaux et on glisse le bébé (sur quelques couvertures posées auparavant !) entre les arceaux... Les photos seront certainement plus explicites !!!
Comme quoi, avec un rien, on peut faire des choses tout à fait extra-ordinaires !!!


Les derniers changements
Nous n'avions pas eu le temps de vous dire que suite au départ d'un professeur et d'une douzaine d'élèves après les examens semi-semestriels, nous avions eu des modifications de programme puisque 2 classes avaient été fermées... Nous nous sommes alors retrouvés avec moins d'heures de cours mais des classes beaucoup plus grosses, ce qui ne nous facilite pas vraiment la tâche.... Enfin nous faisons avec ! Et comme les soeurs de SP III nous avaient demandé si nous pourrions donner aussi un coup de main à leurs élèves, nous avons désormais 30 élèves qui s'ajoutent à notre petit monde, des filles cette fois-ci.... Nous allons donc tous les vendredi soir du côté du quartier de SP III : nous donnons y séparemment cours pendant 2 heures et après, les soeurs nous coucounent ! Elles nous préparent de bons repas (même avec du riz !) et nous apprennent des mots nouveaux ; nous avons vraiment plaisir à aller de ce côté, c'est comme une petite bouffée d'air frais !
Autrement, nous avons arrangé notre pièce de rangement et fait en sorte de la rendre plus agréable pour pouvoir y accueillir par temps de pluie les élèves en difficultés. (Au passage, Gwenolé a muni notre précieux séchoir à linge de deux poulies, ce qui change la vie !!! si, si ! Nous avons un vrai séchoir de compétition ce qui est vraiment appréçiable sous ce climat !).
Dans la rubrique « bricolage » nous avons réussi à faire une couronne de l'Avent pour partager nos traditions avec les gens de Papua qui l'ont trouvée très « Cantik » et étaient amusés de la voir suspendue au plafond...



Voilà pour les petites nouvelles, nous pensons bien à vous tous et plus particulièrement à notre Benjamin à qui nous souhaitons un très joyeux anniversaire ! (nous pensons bien fort à l'aîné de nos filleuls qui fait la joie de ses parents, parrain, marraine et de toute sa famille ! Que le Seigneur te garde et t'aide à continuer sur la belle route que tu as si bien commencé ! En attendant de partager avec toi toutes les découvertes de Papua, nous t'embrassons très affectueusement !)
Nous n'oublions pas notre cher Bruno à qui nous souhaitons un joyeux saut vers la trentaine!
Puisque nous sommes dans la lancée des bougies : nous penserons bien à notre « om Guy » (de Charlotte), « kaka Pierre-Ath », « adik Erwan » et notre « Bapak Olivier » à leurs dates d'anniversaire respectives... et leurs souhaitons un joyeux anniversaire avec un peu en avance !
Et pour vous tous, de bons Bisoux papoux! Bon Avent et joyeux 8 Décembre!
Gwenolé et Charlotte